Les élections présidentielles et législatives sont un moment particulier de la vie démocratique française.
C’est le temps du bilan et des propositions. Durant cinq ans, la politique écologique n’a cessé d’alterner entre « coups de comm » et déceptions profondes. Au lieu de traduire l’urgence écologique dans la loi et les règlements, les décideurs politiques n’ont eu de cesse de surfer sur la vague verte, en oubliant les belles promesses sitôt les flashs des caméras éteints.
A l’approche des échéances électorales, le clientélisme a repris le dessus. Ici les chasseurs, là les agroproductivistes, les publicitaires, l’industrie de la téléphonie mobile, des gaz de schiste, des pesticides, du nucléaire… Chaque jour voit ainsi émerger un intérêt catégoriel à satisfaire ! Or, l’addition des clientèles électorales n’a jamais fait sens commun.
Parallèlement, les quelques associations qui osent encore tenir tête à ces politiciens prennent le risque de subir une baisse brutale des aides étatiques. En un an, Agir pour l’Environnement a vu sa subvention baisser de 55%, celle-ci passant de 23 000 à 10 000 euros ! Parce que nous avons, depuis 15 ans, fait le choix de ne pas dépendre financièrement de l’Etat, cette subvention représente moins de 5% du budget global de l’association. Mais sous couvert d’économies, l’Etat cherche aussi et surtout à museler les opposants.
Parce que l’essentiel de nos ressources provient de vos dons, les pressions étatiques sont vaines.
Nous ne nous tairons pas !
Plus que jamais, nous avons besoin de vous pour continuer à jouer notre rôle de sentinelle de l’environnement avant, pendant et après les élections. L’urgence écologique a besoin d’acteurs indépendants et engagés. Nous avons besoin de vous pour jouer ce rôle !